Des pressions accrues et de nouvelles sanctions renforcent le châtiment collectif des États-Unis contre le peuple cubain
- Écrit par Laura Mercedes Giraldez
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Alors que Washington menace et fait pression sur les membres de l’ONU pour qu’ils reviennent sur le soutien historique dont bénéficie chaque année la présentation du rapport intitulé « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », le département d’État étasunien multiplie les mesures visant à asphyxier l’économie de la plus grande des Antilles.
« La cruauté du châtiment collectif que les États-Unis infligent au peuple cubain est si injustifiable qu’à la veille d’un nouveau vote à l’ONU sur la résolution contre le blocus, ils exercent des pressions désespérées sur des nations souveraines pour qu’elles cautionnent leur politique génocidaire. »
C’est ce qu’a déclaré le 15 octobre, sur le réseau social X, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, qui a souligné que « ce démarchage fébrile auprès des dirigeants et des responsables internationaux, visible ces derniers jours, constitue la meilleure preuve de leur solitude et de leur isolement face au monde dans leur politique contre Cuba, de l’absence de soutien véritable et du fait que la raison est de notre côté ».
Sur ce même réseau social, Bruno Rodríguez Parrilla, membre du Bureau politique du Parti et ministre des Relations extérieures, a dénoncé le fait que, « comme à son habitude, le gouvernement des États-Unis a imposé une nouvelle mesure agressive contre Cuba, visant cette fois la BICSA ».
À cet égard, il a précisé qu’il s’agissait d’« une banque parfaitement légitime, dont les transactions à Cuba comme dans le reste du monde sont elles aussi parfaitement légitimes ».
Le chef de la diplomatie cubaine a qualifié cette mesure de « démonstration de la volonté criminelle d’appliquer au maximum le châtiment collectif contre le peuple cubain et de fermer toutes les issues à l’économie cubaine ».
La politique hostile de la Maison-Blanche à l’égard de l’Île s’est durcie depuis janvier 2026, à travers des décrets présidentiels, des mesures coercitives unilatérales aux effets extraterritoriaux et un sévère blocus énergétique. Le gouvernement cubain a lui-même reconnu que ces mesures visaient à obtenir ce que Washington appelle un « changement de régime » dans le pays caribéen.
Ces pressions exercées sur les chefs d’État et de gouvernement de plusieurs pays interviennent à quelques jours seulement du vote, par l’Assemblée générale de l’ONU, du rapport contre le blocus économique imposé à Cuba. (Source : Granma)
