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« Le blocus tue et punit silencieusement notre population comme jamais auparavant »

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Bruno RodríguezIntervention du ministre des Relations extérieures de Cuba, Bruno Rodríguez Parrilla, lors du débat sur le point 37 de l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba ».

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants permanents, distingués délégués,

Je souhaite exprimer mes condoléances au Royaume d’Espagne pour les pertes humaines survenues lors de l’accident ferroviaire de Tolède. Je tiens à saluer la manière dont le président de l’Assemblée générale a fait prévaloir hier le règlement intérieur de cette Assemblée.

Je me dois de dénoncer l’attitude irrespectueuse et provocatrice de la délégation des États-Unis hier, dans cette salle, en particulier le harcèlement et les prises de vues sans consentement auxquels s’est livré l’un de ses fonctionnaires à l’encontre de notre délégation, ce qui a nécessité l’intervention du personnel de sécurité des Nations unies. Il s’agit d’actes incompatibles avec les règles de bienséance, le respect de la dignité personnelle et la protection de la vie privée qui doivent prévaloir dans cette enceinte. Il s’agit également d’une manœuvre dirigée contre une importante candidature cubaine à un organe des Nations unies.

Je dénonce la présence dans cette salle d’un terroriste bien connu, responsable d’actes de terrorisme contre Cuba, représentant de deux organisations terroristes établies sur le territoire des États-Unis, invité par la mission permanente des États-Unis auprès des Nations unies. Il figure au 52e rang sur la liste des personnes recherchées au niveau international par la République de Cuba, conformément à une résolution légale publiée au Journal officiel, pour des actes de terrorisme.

C’est également un délinquant responsable de fraudes, qui a reçu d’importants financements du gouvernement des États-Unis et en a détourné une partie à des fins personnelles. Je vous demande, Monsieur le Président, de solliciter auprès du Secrétariat des Nations unies une vérification du statut au titre duquel cet individu se trouve dans les tribunes et je demande qu’il en soit immédiatement expulsé. C’est une offense, Monsieur le Président, à toutes les victimes du terrorisme, en particulier aux victimes du 11 septembre et aux victimes cubaines d’actes terroristes organisés et financés depuis le territoire étasunien. C’est un outrage et une démonstration sans équivoque que Cuba n’est pas le pays qui devrait figurer sur la liste infâme des États soutenant le terrorisme.

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les délégués,

Le discours prononcé hier par le représentant des États-Unis d’Amérique facilite la tâche de notre Assemblée et ma responsabilité d’argumenter les positions de la République de Cuba.

Il a rendu célèbre la phrase « This is America » (« Ceci est l’Amérique »). Ce n’est pas un lapsus, ni une simple erreur conceptuelle illégale. Nous sommes aux Nations unies, c’est l’Organisation des Nations unies, la capitale du multilatéralisme, celle d’un ordre international qui devrait être fondé sur le droit international et la Charte des Nations unies, l’organe le plus universel et le plus démocratique des Nations unies.

Cette phrase reflète une vision du monde qui traite et considère la planète comme si elle faisait partie du territoire étasunien, qui regarde Cuba et vous-mêmes, comme si vous étiez quelque chose de proche de l’un des 50 États de l’Union. C’est le fondement du concept de paix par la force, de l’imposition de la paix par la force.

Cuba n’est pas une menace, le blocus, si. C’est faire preuve de cynisme et d’hypocrisie que de qualifier Cuba de menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale de la plus grande puissance nucléaire de la planète.

Le représentant des États-Unis a prononcé hier une deuxième phrase très importante qui clarifie davantage les choses. Il a déclaré : « Le blocus contre Cuba n’existe pas ».

Chaque minute de retard dans la procédure, chaque minute de nos délibérations, entraîne des dommages extraordinaires pour notre peuple. On ne peut pas le mesurer à l’horloge de cette salle ; on peut le mesurer, – et je demande à l’équipe chargée de la diffusion en ligne de faire un zoom –, à l’aide de ce compteur qui indique les dommages causés à Cuba par le blocus depuis le début de cette séance, hier, calculés aux prix courants en dollars étasuniens. Depuis le début de cette séance, les dommages causés par le blocus dépassent 22,9 millions de dollars.

Monsieur le Président,

Une grande puissance agresse, par le biais d’une guerre économique, un État membre de cette Organisation, une nation indépendante, pacifique, solidaire et de petite taille. Elle le fait dans un objectif de domination et de « changement de régime ». Cette agression comprend un blocus des combustibles qui équivaut à un blocus naval, ce qui constitue un acte de guerre, un acte de châtiment collectif et un acte de génocide, proscrits par le droit international. Ses conséquences extrêmement dures retombent sur les personnes, limitent leurs droits fondamentaux, affectent des pays tiers et transforment les besoins essentiels de la population en instruments de coercition politique.

Ses effets se font sentir jusque sur la table des familles cubaines, au chevet d’un malade, lors d’un accouchement ou dans un bloc opératoire, dans l’alimentation d’un enfant ou dans sa salle de classe, dans le manque d’électricité, d’eau potable et de médicaments, ainsi que dans les prix élevés des biens indispensables à la vie.

L’Assemblée générale se prononce sur cette question depuis 1992, mais elle le fait aujourd’hui dans un contexte nouveau et extraordinaire. Le gouvernement des États-Unis a déclenché une vague de pressions, d’intimidations et de chantages contre de nombreux États membres, en exigeant de manière coercitive, illégale, immorale et injustifiée qu’ils modifient leur position traditionnelle et adoptent une position contraire à celle qu’ils ont défendue, de manière fondée et cohérente, depuis des décennies, dans l’exercice de leur souveraineté. Je peux le démontrer à l’aide d’un document que j’ai en ma possession. Beaucoup d’entre vous en ont certainement un exemplaire.

Il s’agit de définir la position de l’Assemblée générale face au recours à l’intimidation et aux mesures coercitives unilatérales visant à dicter aux autres États membres ce qu’ils doivent dire et comment ils doivent voter ; avec quelles nations ils peuvent commercer librement et avec lesquelles ils ne le peuvent pas ; où leurs compagnies maritimes peuvent transporter leurs marchandises et où elles ne le peuvent pas ; avec quels pays ils peuvent entretenir des relations financières et avec lesquels ils ne le peuvent pas.

Aujourd’hui, la pression est dirigée contre Cuba. Contre quel État pourrait-elle être exercée demain ?

Il s’agit également de déterminer aujourd’hui si les Nations unies condamnent ou acceptent le châtiment collectif et la volonté de briser la détermination politique d’un État souverain par l’asphyxie économique et l’imposition de la faim, de la souffrance et du désespoir à l’ensemble de la population, voire par la destruction d’une nation.

Tout le monde sait que le gouvernement des États-Unis a considérablement intensifié son agression contre Cuba depuis le début de cette année, avec l’intention publiquement et officiellement affichée de s’emparer du pays, d’en contrôler l’économie et d’exercer sa domination. Il a ouvertement brandi la menace du recours à la force militaire et imposé des dizaines de mesures économiques coercitives supplémentaires à celles qui existent depuis des décennies, renforcées de manière extrême depuis 2019 et transformées en un siège médiéval depuis le mois de janvier dernier.

Depuis juillet, cette agression a pris une nouvelle dimension, brutale et sans fard, avec les efforts déployés par le gouvernement étasunien pour entraver, freiner et saboter le vaste programme de transformations économiques et sociales que notre pays a souverainement défini dans le cadre de la réorganisation de son économie et de ses entreprises, afin de s’adapter aux changements néfastes de l’ordre économique international et de faire face à la guerre économique qui lui est imposée. Malgré tout, nous ne renoncerons pas à cet effort en faveur du bien-être et de la dignité des Cubains.

Le secrétaire d’État, faisant référence aux efforts de Cuba, a déclaré publiquement le 7 août dernier, et je cite : « Ce que nous essayons de leur faire comprendre, c’est qu’il n’y a aucune échappatoire… Chaque fois qu’ils créent un nouveau mécanisme pour tenter de se libérer du nœud coulant, nous le serrerons simplement davantage. » Fin de citation.

Le prétexte le plus fréquemment utilisé et manipulé par le gouvernement des États-Unis pour tenter de justifier son comportement consiste à présenter Cuba comme une menace supposée pour la superpuissance nucléaire, voire pour l’hémisphère. On sait qu’aucun gouvernement représenté ici ne reconnaît ni n’accepte une contrevérité aussi grossière. Ils manquent d’arguments.

Au-delà d’autres considérations connues et évidentes, le gouvernement des États-Unis sait pertinemment – et pourrait le reconnaître s’il agissait avec honnêteté – que, loin de constituer une menace, Cuba a contribué aux priorités de sécurité nationale de ce pays. Le gouvernement cubain a fourni à plusieurs reprises, au fil des années, des informations sensibles relatives à des menaces liées au trafic de drogue, au terrorisme et à d’autres délits transnationaux susceptibles d’avoir des répercussions sur les États-Unis et la région. Ces informations ont même été transmises récemment, malgré l’hostilité manifeste de ce gouvernement.

Le blocus des combustibles est un acte de châtiment collectif qui menace la vie des Cubains.

Les accusations mensongères portées contre Cuba sont bien connues et aucune ne résiste au moindre examen. Ils y ajoutent, comme prétexte, des accusations fantaisistes concernant les inégalités, un prétendu accaparement des richesses et l’existence d’élites privilégiées. C’est pourtant ce que fait la plus grande et la plus corrompue des ploutocraties de l’Histoire, où c’est l’argent qui commande plutôt que les électeurs, et qui possède le complexe militaro-industriel le plus important et le plus influent sur le plan politique, considéré comme un danger pour cette démocratie dysfonctionnelle, y compris par elle-même.

Ils invoquent également comme prétexte le fait que Cuba pratiquerait prétendument l’esclavage ou la traite des êtres humains, calomniant le personnel médical et les programmes de coopération internationale en matière de santé menés dans plus de 50 des États représentés ici, et exercent des pressions et des chantages cruels pour y mettre fin.

Le blocus tue et punit silencieusement notre population comme jamais auparavant. Depuis le début de la politique de pression maximale, notre taux de mortalité infantile a doublé. Il ne s’agit pas de statistiques, ni de chiffres : ce sont des enfants, des vies fauchées dès la naissance, causant une immense douleur à ces familles.

Beaucoup d’entre vous sont mères ou pères. Vous savez qu’aucune statistique ne peut exprimer ce que signifie le fait de ne pas disposer du médicament nécessaire pour son enfant ou l’attente d’une famille dont l’opération est reportée.

Aujourd’hui, 70 % des médicaments de la liste de base font défaut, alors que nous sommes en mesure d’en produire la totalité ou presque. Quelque 100 000 personnes, dont 12 000 enfants, sont en attente d’une intervention chirurgicale. C’est pour ces enfants et leurs familles à Cuba que nous sommes ici aujourd’hui, et pour notre peuple dévoué, étroitement uni, instruit et conscient, noble et solidaire, patriote et digne, qui ne s’arrête pas, qui se lève chaque jour en surmontant les obstacles, en cherchant et en mettant en œuvre des solutions au prix d’efforts extraordinaires.

Aucun peuple ne mérite les souffrances et les abus qui nous sont aujourd’hui imposés.

Voici le médicament Pemetrexed, produit par la société Eli Lilly, ici, aux États-Unis. Il est indiqué dans le traitement du cancer du poumon. Dans mon pays, des patients en ont besoin et ne peuvent pas l’obtenir, non pas parce qu’il n’existe pas ni parce que nous ne pourrions pas le payer, mais parce qu’il est étasunien et que le blocus en empêche l’achat.

Le nombre de décès dus au cancer à Cuba a considérablement augmenté. Bien que les taux de survie cubains restent supérieurs à ceux de la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire, comparables à ceux des pays les plus développés et supérieurs aux objectifs de l’Organisation mondiale de la santé, ils ont diminué ces dernières années. Chez les enfants et les jeunes, le taux de survie est passé de 85 % à 65 %, une tendance qui coïncide avec les périodes les plus difficiles du siège énergétique.

Voici le médicament Neuralcim. Il s’agit d’un médicament cubain. Pourquoi le blocus contre Cuba empêche-t-il 7 millions d’Étasuniens de bénéficier de ce médicament unique, capable de lutter contre la maladie d’Alzheimer, la démence sénile et les maladies neurodégénératives, grâce à un traitement dont l’efficacité a été démontrée et qui serait incomparablement supérieur à celle de produits similaires ?

C’est que la politique absurde du gouvernement des États-Unis bloque tout ce qui permet de préserver la vie. Ce médicament contre le cancer et cet autre, qui contient une molécule aidant des milliers de personnes à retarder le douloureux processus de l’oubli, sont bloqués par une politique infâme.

Nous ne parlons pas de chiffres, nous parlons de vies, de possibilités de guérison, de tragédies et de traumatismes, des angoisses quotidiennes du personnel médical et sanitaire.

La production d’électricité des installations mobiles et des groupes électrogènes du pays fonctionnant au fioul et au diesel a été considérablement réduite.

À Cuba, 85 % des systèmes de pompage de l’eau potable dépendent de l’électricité ; 2,6 millions de personnes sont confrontées à des difficultés d’accès à l’eau potable.

Le gouvernement des États-Unis a entravé l’acheminement de 7 000 conteneurs commandés, y compris par des entreprises privées cubaines. Ils transportaient principalement des denrées alimentaires, des médicaments, du matériel médical et même des fournitures pour l’hémodialyse, qui n’ont pas pu parvenir à temps dans nos ports.

Les persécutions contre les compagnies maritimes, l’interception de navires et l’imposition de sanctions secondaires à quiconque entretient des relations avec Cuba violent les règles du commerce international et la liberté de navigation.

Six Étasuniens sur dix souhaitent normaliser les relations avec Cuba. Ils s’opposent à une action militaire, rejette toute « prise de contrôle » de l’Île et déclarent ne pas faire confiance aux décisions de leur gouvernement à ce sujet. La moitié des Étasuniens s’oppose au blocus des combustibles, auquel seul un quart d’entre eux apporte son soutien. Dans les échanges sur les réseaux sociaux des dernières semaines, 72 % des citoyens étasuniens, des contribuables qui financent cette mission et électeurs qui élisent leurs dirigeants ont déclaré leur opposition au blocus contre Cuba.

Le gouvernement des États-Unis n’a ni les droits ni les prérogatives nécessaires pour tenter de gouverner la population cubaine, de s’ingérer dans les affaires intérieures du pays, de déterminer le destin de la nation, de s’approprier ses richesses ou d’exercer sa domination sur notre territoire.

Les rares exceptions au blocus, draconiennes et coûteuses, accordées au moyen de licences gouvernementales très limitées, ne prouvent pas que le blocus n’existe pas ; elles démontrent précisément le contraire.

Le chiffre annoncé de 100 millions de dollars d’aide humanitaire est trompeur. Seuls quelques centaines de milliers de dollars sont arrivés à Cuba. La totalité de cette somme de 100 millions de dollars équivaut ou équivaudrait aux dommages économiques que le blocus provoque en cinq jours et ne suffirait à financer qu’une production limitée d’électricité pendant deux semaines à peine. Nous saluons cette aide humanitaire et espérons qu’elle ne sera pas instrumentalisée à des fins politiques. Toutefois, l’aide humanitaire ne saurait se substituer au droit de Cuba de commercer librement, sans subir de sanctions étasuniennes ni de manipulations politiques.

Nous sommes convaincus qu’une relation respectueuse et fondée sur la coopération avec les États-Unis serait bénéfique pour le peuple cubain, mais aussi pour le peuple étasunien, pour ses intérêts, son bien-être et ses aspirations naturelles à la paix. Elle serait également bénéfique pour les peuples de Notre Amérique et de l’ensemble de l’hémisphère.

Les mesures prises contre mon pays ont été expressément conçues pour causer le maximum de dommages en un minimum de temps à un peuple tout entier. Il ne s’agit pas de ce que l’on appelle, et qui est également inacceptable, des « dommages collatéraux ». Les préjudices infligés aux personnes, aux familles et au peuple cubain sont délibérément provoqués, par conception, par décision politique.

On tente de provoquer une crise humanitaire à Cuba afin de s’en servir comme d’une arme. Nous l’avons empêchée et nous continuerons à l’empêcher grâce à la solidarité au sein de nos communautés, à la compréhension et à la participation démocratique de la population à l’adoption et à la mise en œuvre des mesures économiques et sociales, grâce aux organisations populaires, à la société civile, ainsi qu’à l’efficacité des organes du Pouvoir populaire et de l’action gouvernementale ; grâce à nos avantages comparatifs, à un investissement rapide et important dans le photovoltaïque, à l’augmentation de la production nationale de pétrole brut, au développement d’une technologie cubaine permettant de le raffiner en tenant compte de ses caractéristiques particulières, ainsi qu’à la protection énergétique de nos hôpitaux, de nos sources d’approvisionnement en eau et de nos centres sociaux.

Nous y parvenons également grâce à la réorganisation efficace des services de santé et d’éducation, à des politiques sociales intenses et efficaces, à la protection des personnes aux revenus les plus faibles et des plus vulnérables, grâce au développement du transport électrique, à la croissance à l’engagement social croissant du secteur privé et à l’augmentation des surfaces cultivées et à l’agroécologie.

Dans quelques minutes, cette Assemblée générale devra décider s’il est admissible ou condamnable que le crime contre Cuba et son peuple se poursuive, et si la prétention d’une superpuissance à imposer sa volonté aux décisions politiques et aux droits souverains du reste de la communauté internationale, de chacun des États que vous représentez, doit persister ou non.

Pour Cuba, il n’y a pas d’alternative. Sous la conduite du leader de la Révolution cubaine, le général d’armée Raúl Castro Ruz, et du président Miguel Díaz-Canel Bermúdez, nous persévérerons dans la défense de notre indépendance et de notre souveraineté nationales, ainsi que dans le rejet des ambitions de conquête et de domination d’une puissance impérialiste. Nous le ferons parce qu’il s’agit de droits inaliénables et d’obligations auxquelles Cuba, la nation cubaine, ne peut renoncer. Le droit international et la Charte des Nations unies sont nos garants.

Ce que réclame Cuba, c’est qu’on la laisse en paix, qu’on permette au peuple cubain de vivre en paix, de résoudre en paix ses propres problèmes et de trouver des solutions aux grandes difficultés du monde actuel, à l’abri de toute agression politique, militaire, cognitive ou économique.

Cuba n’est pas une menace ! Le blocus, si !

Le blocus énergétique est un acte de châtiment collectif.

Par conséquent, en procédant à l’examen du projet de résolution A/81/L.5, que j’ai l’honneur de présenter au nom du peuple cubain héroïque, solidaire et noble, chaque pays montrera quel est son sens de la justice et de la bravoure face au monde et face à ses propres peuples.

En cette année du centenaire du Commandant en chef Fidel Castro Ruz, nous répétons aujourd’hui avec lui :

La Patrie ou la Mort ! Nous vaincrons !
Source : Granma